Présentation de l'ile d'Yeu
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Ici, un souffle breton et là, une teinte aquitaine. L'île joue avec les nuances et offre une généreuse palette de couleurs, d'essences et de senteurs.
               Au sud de l'île, falaises et pelouse rase s'accordent une vue panoramique sur l'océan. Frappée par les embruns et les vagues, la côte sauvage offre à l'hiver l'inoubliable spectacle des tempêtes. Des chemins sinueux s'en éloignent pour aller se perdre dans l'ajonc et la lande, découvrant au fil des promenades les prairies entourées d'anciens murets de pierre.
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         La pointe des Corbeaux, pointe extrême de l'île, est un point de rupture dans le paysage insulaire. Laissant ici son caractère armoricain, la côte adopte au nord-est un profil beaucoup plus aquitain. Place aux bois de cupressus, aux vastes étendues de sable fin et aux pins maritimes. Les layons sentent bon la résine et se faufilent à l'ombre des arbres, avant d'accéder aux dunes. Les hameaux de maisons blanches ajoutent au caractère méridional de cette partie de l'île.


         
    Côté terre, parallèlement à la partie dunaire, un tout autre paysage se cache. Univers du saule et du roseau phragmite, les marais se cachent derrière les haies de tamaris et de prunelliers. Grande source de vie, ils accueillent nombre de passereaux qui se plaisent à y chanter durant tout l'été. Un peu partout dans l'île, des bosquets verdoient du feuillage persistant des chênes verts.

 

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                 L'île compte une très grande variété de végétaux (plus de 800 espèces sauvages, comme l'asphodèle qui éclaire la lande) et la floraison y est permanente.

S'il est courant de croiser l'œillet ou le coquelicot, il est tout aussi facile de rencontrer la fragile giroflée des dunes, le mauve panicaut ou la jacinthe sauvage dans la même journée.

Les 16 espèces d'orchidées, dont certaines sont très rares, sortent de leur rosette entre les mois de mars et d'octobre.
Asphodèle

Arméria


Lys des Sables

           Zones côtières, marais et bocages de l'île abritent environ 254 espèces d'oiseaux.
En chemin pour des contrées plus clémentes, nombre d'oiseaux marins (grands labbes, petits pingouins, puffins, fous de bassan,…) passent au large des côtes à l'automne. En hiver, les limicoles (bécasseux, pluviers, grands gravelots, …) choisissent les longues plages de sable pour se restaurer. C'est alors la période idéale pour observer le discret bécasseau violet ou le rare phalaroppe à bec large. Au printemps, les fauvettes reviennent d'Afrique tandis que le busard des roseaux entame son vol amoureux.

Quant à la faune marine, elle compte parmi ses habitants les plus communs, le congre, l'orphie et l'araignée, ainsi que des espèces nobles comme le bar, la dorade et le homard.

 

La douceur du climat et la diversité des milieux font de l'île un havre privilégié pour tous les passionnés de nature.

                Les maisons, d'inspiration poitevine, régulièrement et soigneusement blanchies, sont couvertes de tuiles creuses, autrefois bloquées au mortier à leur extrémité pour résister aux attaques du vent. Parfois, une corniche simple ou, pour les plus anciennes, une génoise, décore les bords de la toiture.

             Souvent précédées sur leur façade d'une petite cour, les demeures sont, dans les villages, entourées ou prolongées de jardins. Portes, fenêtres et volets sont enduits de peinture à bateau dans une des trois couleurs dominantes, le vert, le gris ou le bleu.
Si les années passent, les traditions ne se sont pas essouflées en chemin.
Nombre d'entre elles sont toujours très fortement ancrées dans le quotidien.
                Comme chaque année, quand arrivent les beaux jours, traditionnellement , on se retrouve à la cale et l'on repeint son batia.
Couleurs vives et bonne humeur au tableau, on efface les blessures de l'hiver, on cajole son bateau.
Autrefois, les mêmes pots de peintures servaient à la maison et c'est ainsi que portes et volets prenaient les joyeuses couleurs des embarcations.
             
  Le mariage est une fête truffée de jolies traditions. Pas de noces sans cortège,  celui-ci  emprunte un  bien curieux trajet. Il descend la Grand-rue et longe le  quai au bout  duquel  il s'en va faire le Tour de la Norvège.
  
Elevé à la mémoire des naufragés de 1917, ce monument fait partie du rite depuis un bon demi-siècle. Ensuite, tout le monde se rassemble autour du repas dont le  menu garde souvent des plats d'antan, comme la fameuse tarte aux pruneaux. Les chants et les danses en rond rythment la journée et au petit matin, la célèbre chanson de la mariée clôture les festivités.
                 A l'Ile d'Yeu, on aime à chanter… " A la goule " c'est-à-dire sans l'accompagnement d'un instrument, en patois ou en français. Certes, l'on chante moins souvent qu'autrefois. La voiture a mis fin aux longues heures de marche à pied et aux chansons à ripouner (reprises en chœur) qui faisaient oublier les kilomètres et le vent. On chantait en mer et dans les ports, en travaillant à la conserverie, … mais la vie se plaît à changer de mode et la télévision a remplacé les veillées…


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